La solitude, une fatalité


Je suis là, au milieu des autres, et pourtant… Rien. Un bourdonnement lointain, des voix qui se croisent, des rires qui éclatent comme des bulles fragiles. Mais autour de moi, c’est le silence. Un silence sourd, épais, qui colle à ma peau. Je parle, parfois. Je souris, souvent. Mais chaque mot que je prononce semble se perdre avant d’atteindre quelqu’un. Comme si j’étais enfermée dans une bulle de verre, invisible et infranchissable. Les regards glissent sur moi sans jamais vraiment me voir. Je suis là, présente, et pourtant absente.
La solitude ne vient pas de l’absence des autres. Elle naît dans leur présence indifférente, dans cette distance invisible qui me sépare d’eux malgré la proximité. C’est un précipice silencieux, un vide qui s’étend entre moi et le reste du monde. 
-(extrait de mon livre)

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